Pique-mi et mange-moi...

Les aventures rocambolesques d'une couturière débutante et d'une cuisinière éclectique (euh... enfin, surtout la première).

01 juil. 2009

Emmath, grande visionnaire de l'impossible. (+ EDIT)

[C'est la faute à Dexter]

Purée, pas une seconde à soi ces derniers jours. Entre les épisodes de Dexter qui se suivent et les amis qui me mettent minable au Bejeweled Blitz (application fesse de bouc), et puis aussi un peu le boulot, tiens, vu que je suis quand même pas payée pour faire ce précédemment énoncé, je n'ai pas eu le temps de faire un post digne du nom de post sur ce blog !

Car forcément, j'ai encore été gagnée par la folie des grandeurs. Alors qu'il fallait simplement que je rende hommage à Emmath, grande déesse visionnaire devant l'éternel, qui m'avait tirée au sort pour fêter les 50.000 visites sur son blog, et m'a envoyée un paquetito de la puta madre, je me suis perdue dans les méandres incertains et procrastinateurs en diable de l'internet.

J'avais dans l'idée d'illustrer ce post avec une vidéo de Wind of change, de Scorpions. Mais pas moyen de trouver une vidéo potable sans le Symphonic orchestra en accompagnement. Ils sont fous ces hard-rockers. Donc, revenant sur un conseil de Lutsi, j'ai regardé, et re-regardé, et re-re-regardé (...) Still loving you, la version live au festival Rock in Rio 1985, qui est un bijou. Mais illustrer ce tournant de ma vie et le cadeau d'Emmath avec Still loving you n'avait aucun sens. Alors forcément, j'ai divagué. J'ai regardé des extraits de Guns'n'roses, et particulièrement le concert de Paris en 1992 puisqu'on y était avec Lutsi et que c'était quand même un sacré moment de rigolade. Là aussi, Axel Rose, avec son short moulant blanc, il avait bien rénové le l'image du hard-rock. Et puis après, j'ai retrouvé des vidéos de Def Leppard (avec le batteur manchot). Là ça avait été une passion brève, puisque je les avais découvert en regardant la vidéo du concert en hommage à Freddy Mercury, j'avais adoré,  bloqué à mort, acheté une cassette de Def Leppard, que je n'ai jamais écouté. Et c'est dans les mois qui ont suivi que je me suis acheté mon premier 33 tours punk : Sex Pistols. Puisque je m'étais dit que tant qu'à écouter du punk, autant y aller franco. CQFD.

Tout ce chapelet de remembrances pour dire que non, pas d'illustration musicale. Bien entendu, pas de Mickaël Jackson non plus puisque les pédophiles milliardaires et cryogénisés, ils nous donnent plus envie de vomir que de nous dandiner devant l'ordinateur, et que sans vouloir souhaiter la mort de tous les salauds, on est quand même contents quand la faucheuse fait le ménage. Je dis "on", c'est histoire de vous impliquer un peu. Parce que moi, ça me file vraiment la gerbe quand des types comme M.J. ou Omar Bongo meurent et que tout le monde fait, genre, trop triste il est mort, c'était un type formidable, alors que non, c'était un sale type dangereux et malfaisant. Non mais oh, dans quel monde on vit !!!

Mais let's focus : Emmath m'a envoyé un paquet.
J'y ai découvert de belllllllles et utiiiiiiiles choses :

Cadeau_Emmath

Un joli porte-monnaie triangulaire, un masque pour faire des siestes en plein soleil, un porte-chéquier avec une photo glissée pour toujours penser à mon chouchou footeux et gitan quand je fais du shopping, deux petites bougies jolies, et... et... et... une méga écharpette belle, douce, légère, poilue, et framboise ! Le rêve !

Cadeau_Emmath1

Donc j'étais super, super super heureuse !

Je me suis enroulée dans mon écharpette le temps de faire les photos en ricanant. Parce qu'Emmath avait discrètement enquêté avant, à savoir quel temps il faisait par ici au long de l'année. Moi je croyais qu'elle voulait venir en vacances. Mais non, c'était pour me tricoter une petite laine... Mais là ! avec mon cache-nez framboise et poilu, je suis OBLIGEE de repartir sous des cieux moins cléments, parce que à moins de m'installer en haut de la montagne pelée et de m'exposer, nue, au vent, les nuits de pluie, je ne pourrais jamais la mettre sans dégouliner de sueur et me retrouver avec des poils roses collés sur le cou, ce qui n'est pas très sexy, admettons (et sexitud is the key !)

D'où le don de grande divinatrice d'Emmath, qui a su avant tout le monde, que le climat allait se rafraichir. Ce qui n'était pas gagné, rapport à la tendance mondiale, cf Home, le film du pote de Sarko. [Là, je médis totalement gratuitement et sans fondement puisque je ne l'ai pas vu].

Donc mille mercis Emmath, tu es la reine des concours du 50.000 visiteurs, et j'enjoins tous mes nombreux lecteurs à aller découvrir tes belles recettes et lovely couturades.

Merci, merci !

J'en profite pour passer un message de la plus haute importance : si vous aussi, vous voulez faire une bonne oeuvre et nous tricoter un pull pour l'hiver, laissez libre cours à votre envie. Il y a un an, un élan de tropicalisation radicale m'a poussé à me débarasser de toutes mes affaires hivernales (sauf, ouf, mes bottes et ma veste !), en conséquence de quoi Marcassin et moi rentrons début septembre habillés de bikinis et de débardeurs, et quelque chose me dit que ça ne va pas suffire.

[Message privé : Moute, arrête de faire la sourde oreille et promet-moi de me rendre cette foutue robe Manoukian !!!!]

EDIT : hi hi hi. Je fais du 40 en haut pour 1666 cm et le marcaschtroumph fait exactement 117 cm, soit du 6 ans ! Pour les moufles on a des relativement grandes mains, et des grands pieds aussi (respectivement 33 et 40,5). Tour de tête classique, pas la moindre hydrocéphalie. Tour de cou classique, pas le moindre goitre. Pour les hanches ça s'élargit, surtout dans mon cas, mais on va s'arrêter avec les détails... mais pas le moindre bébé en prévision, ça c'est sûr !

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24 juin 2009

Palme d'or du harcèlement existentiel !

Le concours, le concours !!!! La chenille, la chenille !!!!

On a donc eu les résultats ce matin.
J'ai assuré comme une bête.
J'ai reçu la palme d'or de l'infirmière du futur ! Classée 1e.

Ça m'a fait un choc ! Quand même ! Et ce qui était surtout marrant, c'est que le copain que j'avais rencontré dans le concours et avec qui on s'était bien marrés, a été classé 2nd. On est vraiment trop des champions. We are the champions my friends, ouh ouh. Clap clap clap, applaudissement du public.

Bon, mais ça ne veut pas dire qu'il ne reste qu'à faire les formalités d'inscription et se lever tôt le 7 septembre venu. Non, ça ne veut pas dire ça. Pourquoi ? Car au cas où on l'aurait oublié, la vie n'est pas un long fleuve tranquille, et quelqu'un de haut placé a décidé de jouer avec mes nerfs (et ma destinée). Et cette personne là (et barbue), elle doit bien rire depuis une semaine...

Donc, si vous avez lu attentivement le post précédent, vous aurez décelé un certain relâchement dans la croyance en l'amour éternel et le prince charmant (et roux). Ok, Ok, ça ne date pas de la semaine dernière. Bref, le couple ayant ses limites que les aspirations personnelles franchissent trop allègrement, nous nous sommes vus séparés, de plus en plus, par nos envies, nos projets, nos priorités. Ou plutôt, nous n'avons plus été tenus ensemble par des projets communs. Ça revient au même vos me direz, c'est un peu comme l'histoire de la poule et de l'œuf. Alors pourquoi je vous raconte mes histoires de fesses ? Parce que, indeed, ça a à voir avec la choucroute / it has to do with the chukrut.

LA question centrale [la it-question comme ils diraient dans Elle magazine... mais faudra qu'on en reparle une autre fois parce que là, l'heure est trop grave pour une digression sur ce que je pense de Elle...] est donc devenue : Est-il possible de vivre seule avec un enfant au pays où la vie est plus chère tout en faisant une formation aux horaires loufoques voire décalés ?

  • Mais bien sûr ai-je répondu dans un premier temps : appart + voiture + garderie + école + centre aéré + baby sitter; tout ça réglé au poil = la victoire en chantant !

Ensuite j'ai cherché des annonces de logement et j'ai enquêté sur l'école du quartier de l'hosto, et j'ai mis tout ça dans la balance. J'ai repensé aux pratiques éducatives autoritaires de l'école des enfants et à la réputation de casse-bonbons intransigeants de l'école de fermières. J'ai aussi envisagé toutes les situations communes de couilles dans le potage : grève générale, grève de l'école, grève des pompistes, grève de la baby sitter, gamin malade, moi malade, stage à l'autre bout de l'île, etc. Et là, ça ne penchait plus aussi fortement du côté vida loca-tropical.

Je vous épargne mes interrogations permanentes des derniers jours, avec changement de fusil d'épaule à chaque instant, un vrai entrainement commando ! J'ai même failli vous faire une liste des pros/cons pour avoir vos avis, mais je me suis dit qu'on était pas vraiment dans Qui veut gagner des millions ? [surtout avec une carrière d'infirmière en jeu...] avec le 50/50 ou l'avis du public...

  • ...par contre j'ai appelé ma mère ! Et elle avait un avis assez tranché sur la question : Viens ma fille, viens vivre à côté de chez nous qu'on s'occupe de ce lovely marcassin quand tu en auras besoin, pour ta formation, tes stages en horaires décalés, tes soirées médecine et tes week-end tequila entre potes. Et bien que je ne sois pas très "famille", ça m'a parlé.

Et après mille tergiversations (et l'attrait des loyers accessibles, des offres de la ville pour l'enfance, et ma mère faisant miroiter Emmaüs et Ikea...) j'ai opté pour la voie de la raison : le regroupement familial.

On a donc informé le marcassin hier soir de cet état de fait. Il a eu des questions enthousiastes et très étranges : "ça veut dire que je vais avoir un troisième papa ? et il faudra que je fasse trois cadeaux pour la fête des pères ? Mais maman comment tu vas faire si tu as un bébé dans ton ventre pour t'occuper seule de deux bébés ?", et d'autres plus appropriées. Par exemple, ce matin, inquiet, il a demandé qui allait garder la PSP. (Et c'est vrai d'ailleurs qui va la garder ?)

Et dans la matinée, alors que je m'apprêtais à acheter nos billets d'avion, bing, j'apprends que je suis classée prems !? C'est-y pas un coup du sort, coquin de sort, oui !
Car comble de la lose existentielle : le CHU de Tours n'organise un recrutement qu'à l'automne pour une rentrée en février, donc mes résultats de concours de cette session ne seront plus valables. Il faut que je repasse le concours ! La Croix Rouge recrute actuellement, mais n'ont pas l'air chaud-chaud pour accepter des candidats extérieurs. Je leur enverrai quand même un petit courrier dès que j'aurais mes notes.

Donc, résumons les faits :

  1. youhou, je suis trop forte en concours de fermière (tellement que j'en passe deux par an)
  2. youhou, je déménage à nouveau outremer (mais juste une fois par an)

Et là est arrivé le facteur...
Et là, Emmath s'est à nouveau illustrée en tant que grande visionnaire devant l'éternel !!!

Mais pour ça, attendons demain que j'illustre de quelques images... Suspens !!!!

Bonne nuit (qui porte conseil, patati, patata).

Posté par kikizita à 23:34 - Y'a pas que la couture dans la vie ! - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 juin 2009

Lou concoursou !

Ahhhh,

faut que je vous raconte quand même !!!

C'est pas tous les jours que je prends la route à 6h du mat' pour aller passer un oral à 7h, hein.
Bon, alors voilà, ils nous ont enfermé dans une salle, tous 30 que nous étions, et nous ont appelé 5 par 5. On avait tous le même sujet alors pas moyen de s'échapper de la salle, sauf pour faire pipi quand même. J'avais de l'eau et des biscuits et des bonbons au gingembre de la bonne fortune, et les bouquins de préparation au concours, et surtout le pote que je me suis fait sur internet et à l'écrit qui passait ce matin-là aussi, donc on s'est mutuellement entrainé en attendant, chuchotant des questions pièges digne du plus pervers des jurys.
Bref, j'ai bien fait d'être aussi prévoyante et équipée, car je suis passée dans le dernier groupe, vers 11h. Argh.

Alors hop, hop, un sujet sur la drogue, les filles qui consomment de plus en plus autant que les garçons, vers la parité dans la défonce, "qu'en savez-vous, qu'en pensez-vous ?". Bon alors, honestly, ce que j'en savais personnellement, valait mieux pas que je leur en parle, parce que ça aurait fait bis repetita avec l'oral de juin 1993, alors que, quand même, j'ai mûri dans ma tête en 16 ans. Un peu.
Donc j'ai fait mon petit exposé joli, tatati, tatata. Là ils ont quand même insisté avec "mais VOUS, vous en pensez quoi, VOUS ?", ce que je trouvais profondément con comme question, puisque je n'en pensais rien et je n'allais pas leur dire un truc bateau du genre "la drogue c'est mal !", "ah les jeunes, quelle tristesse !, "vive la parité", ou autre.
Bref, après on a enchainé sur ma vie, mon oeuvre. Mes motivations, papoti papota.

Je me suis trouvée convaincante, à donf, mais j'ai été honnête aussi sur certains trucs, donc si ça les dérange, c'est cuit. J'ai même ultra assuré sur la question sur mon projet professionnel "Comment vous projetez-vous à 5 ans, 10 ans, 15 ans..." grâce à mon poto quelques minutes avant qui m'avait posé la même question piège et du coup j'avais eu le temps d'élaborer une réponse du feu de Dieu. Bahhhh, maintenant, advienne que pourra.

Enfin, cette épine du pied ôtée, me voilà plongée à nouveau dans les affres de l'indécisionite aigüe. Il va falloir prendre des décisions, et les bonnes. Donc je tourneboule tout ça dans ma tête jour et nuit, et c'est un peu l'angoisse.

Que faire, que faire, que faire ?

Faire l'école ici ? Faire l'école en métropole ? Comment s'organiser quand on commence les cours à 7h du mat', qu'on finit potentiellement les stages à 22h, que l'île est un embouteillage géant, que le couple est une relation à durée déterminée dont la date d'expiration coincide avec la rentrée scolaire...

Bref, des questionnements.
Bientôt des solutions.

Bzzzz, Bzzzzz

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09 juin 2009

1,2,3,4,5,6,7... all the chickens go to heaven.

Let's get emotional

Un étrange odeur flottait depuis quelques jours.
Une odeur écœurante et qui nous rappelait vaguement quelque chose...

On a soupçonné un arbre en pleine mutation odorante [fût un temps où je voulais vous faire un post sur le fromager en pleine pollenisation qui puait du bec et nous polluait la vie, mais j'ai eu la flegme, alors pas de lien actif. Ce sera pour l'an prochain], on a repensé à l'invasion des asticots, donc a une bête morte quelque part. On a même soupçonné la douce chouche d'avoir planqué son butin quelque part.

L'odeur empirait, mais contrairement à l'épisode "dead rat above your head", elle était plus forte dehors que dedans.

Finalement le roux a farfouillé dans les fourrés et a découvert le pink poteau : une vieille carcasse plumée !

Pouuuuuuuuuuule !!!!

C'est qu'on l'avait oubliée aussi ! Déjà bien 15 jours qu'on ne la voyait plus errer à longueur de journée, qu'on ne retrouvait plus ses crottes sur la table de la terrasse ou qu'on ne la surprenait pas dans la cuisine, le bec dans les croquettes de la chouche. Normal, en fait.... elle était morte.

On ne saura jamais de quoi. Attaquée par la chache vengeresse ou autre bête nocturne ? Décédée d'un arrêt cardiaque dû à une mauvaise hygiène de vie ? Empoisonnée par un mari jaloux ? Morte des conséquences prévisibles d'une grève sèche en plein mois de juin, toute à son couvage pathologique d'oeufs ? Sans autopsie, pas de réponse. Le mystère of the dead chicken reste entier.

poule

Poule

A l'heure d'écrire ton oraison funèbre je me sens bien démunie. Nous ne savions que peu de choses de toi, tu étais peu causante. Arrivée dans le quartier lors du cyclone Dean, tu avais été emmenée par la tornade tourbillonnante et t'étais écrasée dans le jardin du voisin. Dans tes errances, tu avais fait de notre jardin ta maison, t'aménageant des nids en plusieurs lieu au hasard des cycles de ponte. Lors de la grande grève générale, tu as su donner de toi-même et te montrer généreuse avec tes proches. Poule, solide comme un roc. On pouvait toujours compter sur toi en cas de coup dur.

Comment, en cette heure tragique, te rendre le juste hommage que tu mérites ?

En jetant ta dépouille en décomposition de l'autre côté du grillage du fond du jardin. Ainsi soit il.

Rest in peace la poule !

PS : A J-pas beaucoup avant l'oral de fermière, je n'exclus pas qu'il puisse s'agir d'un acte de vaudouisation visant à me lobotomiser à distance, via dépouille poulesque. En cas de mort cérébrale temporaire vendredi à 7 h du matin, je considérerai Zelapin comme ma suspecte #1.

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07 juin 2009

Work and Roll (avec un clip qui tue) !

Déjà ? Ben oui !

Oui, parce que quand même, j'ai oublié de préciser que le Roux, bien entendu, était une fois de plus un peu fâché par la situation, rapport à l'accumulation de garageries à chaque débarquement de copines. Et on le comprend, même si on y était pas pour grand chose. Et tout bien réfléchi, c'est pas les emmerdes de voitures qui manquent. Par exemple, là, en une semaine  :

  • y'a une valve de pneu qui a merdé et le pneu s'est dégonflé, donc re-la galette de Pont Aven, donc détour par le réparateur.
  • Y'a les phares arrières qui se sont éteints, grillés tous les deux.
  • Y'a le fusible des clignotants qui a rendu l'âme.
  • Et finalement hier matin, la batterie ha muerto. Jodido che ! D'autant qu'on avait une super fête avec champ' et piscine à l'autre bout de l'île hier soir, donc ni une ni deux, on s'est improvisés mécanos de la générale, et depuis, tout roule. Jusqu'à nouvel ordre.

Et puis, historiquement, si on se repasse les meilleurs moments des aventures automobiles, on n'est pas en reste non plus...

  • Ma première voiture - qui n'avait plus de marche arrière et qu'il fallait pousser... - et l'accident à Berlin (100% responsable !). Le rapatriement en avion 1e classe avec mes 2 copains (et arriver à Lyon pile le soir du concert de D.I.) et le retour quelques mois plus tard, une fois les partiels terminés, pour terminer le voyage en passant par Maastricht, puis Paris (pour le concert des Beastie Boys et de NOFX)
  • La même voiture qui perd un boulon dans la boite de vitesse à la frontière espagnole dans un bled de montagne, un jour férié, et rester bloqués à 3 pendant 3 jours et 2 nuits entre hôtel et resto...
  • Le motard qui avait fait un mysti-flip au-dessus de la voiture de la Sof alors qu'on partait à l'assaut de la capitale, et le pare-choc que j'ai un peu amoché en décrétant que bien sûr que je peux conduire bourrée (hum hum).
  • Et bien sûr, dans un autre registre, la Sof semant les flics sur une route de campagne un matin, après avoir grillé un feu, pour aller suivre des cours à la fac.

[*alors là, grande marrade ! Je ne pensais jamais retrouver cette vieille chanson pourrie que j'avais enregistré pour Lutsi sur une compil' des tubes boliviens 2002 (?). Internet, gloire et beauté... Bon, quand je vois le clip, je me dis que je crains un peu en fait, c'est peut-être pour ça que je ne poste pas SI souvent... Ici, on appelle cette chanson "la chanson de la sieste de papi", rapport aux siestes du dimanche devant le départ du grand prix.]

Bref, la voiture, c'est n'importe quoi, dis-je alors que je viens d'offrir Need for Speed Undercover au Roux pour son anniversaire. Crissez, pneus. Hurlez, sirènes. Avec ça, on ne va jamais regarder la 2e saison de Dexter ! Bon, parce que c'est ça aussi qui m'a mis dedans question assiduité du blog : Dexter ! Ahhhhhhhhhhhhhh. Grande découverte des 10 derniers jours et bonheur-bonheur. J'adore, ahhhhhhhhh. I'm so in love...

Bon alors sinon, je me prépare vaguement pour l'oral de fermière. Je me parle toute seule, je me présente, je nomme de façon très spontanée mes qualités et mes défauts, mes motivations, mon parcours. Bref, je fais ce qu'il faut. Plus ou moins. Mais j'avoue que j'ai un peu perdu la foi dans cette idée de reconversion quand popol-emploi m'a indiqué qu'à partir du 6 juin je n'avais plus droit aux indemnités (donc pas de possibilité de financement de la formation) et que simultanément, j'ai rencontré des gens enthousiastes, sympas, ouverts et prêts à m'ouvrir les portes de leurs projets de recherche (donc revenir à ce que je faisais précédemment). Bon, forcément, quand on parle recherche publique, ça sent souvent des dessous de bras, donc au début on m'a proposé de bosser sans être rémunérée puisqu'il n'y avait plus de budget (mais qu'il y avait du boulot à faire). J'étais saoulée, d'autant plus que je lis actuellement "Les intellos précaires" de Rambach et Rambach, et qu'on est en plein dedans. Mais le sujet étant intéressant et les gens aussi, et vu que objectivement, je n'ai rien à faire de la journée - à part glander sur fesse de bouc, qui ne figure pas dans mon CV - j'ai dit OK. Et finalement, ça s'est concrétisé en petit contrat de 2 mois ! Youhouuuuu. De là, reste à construire des réseaux pour mettre en place d'autres projets de recherche et décrocher des financements. Donc une chouette dynamique qui se met en place, mais énormément d'incertitude quant aux mois à venir après l'été. Mais youhouuuuu, super happy parce que la recherche, c'est chouette. [argh, coupez-moi la tête, j'en ai marre de changer d'avis tout le temps !!!]

En attendant, ma conseillère popol-emploi m'a indiqué que Mr Popol lui-même recrutait, et que "la Guyane est une terre d'opportunité" ! Ni une, ni deux, me voilà postulant en ligne pour devenir conseillère en insertion professionnelle (le comble quoi...). On pouvait choisir 3 départements de prédilection et les ordonner. Bien chauffée par ma conseillère, j'ai cliqué sur la Guyane-terre-d'opportunité en second. Avec ma veine, je vais me retrouver à tenir le bureau popol-emploi sur pilotis, à 100 bornes en amont du fleuve Popoyanok, à inscrire les indigènes guayakil débarquant en pirogue pour qu'ils puissent toucher leur RSA le temps que je leur dégotte un contrat d'apprentissage en plomberie. Bon, ceci dit, ça me ferait bien marrer. Je ferais des photos, y'a intérêt à avoir l'ADSL là-bas...

Ah oui, j'ai aussi fait un dossier en ligne pour le rectorat. Genre, pour remplacer des profs absents en lycée ou ailleurs. Alors que ce soit clair, je n'ai pas du tout les diplômes attendus. Mais ce qui est marrant sur ce site, c'est que c'est porte-ouverte. On a un peu l'impression d'être au supermarché de l'éducation, on peut choisir les matières qu'on veut enseigner, où, quand, etc. Donc allez, je me suis auto-décrétée apte à enseigner les sciences économiques et sociales (quand même !), la philosophie (euh... j'ai eu 5/20 au bac, mais ça, je ne leur dirait pas. "L'imprévu était-il imprévisible ?", ça ne m'avait pas trop inspiré à l'époque, mais je me vengerai), et l'histoire-géo. Faut pas être rat, hein !

Et un truc marrant que j'ai oublié de vous raconter. Le concours de fermière, je l'ai passé y'a 16 ans... En fait, ça m'est totalement sorti de la tête entre 1993 et 2008. Poussée par mes parents qui voulaient que je sois infirmière (et flippaient de me voir m'inscrire en sociologie et faire gréviste à la fac puis chômeuse en fin de droits), j'ai passé le concours de la Croix rouge les yeux fermés, sans  vraiment me préparer ni savoir ce qu'était une infirmière. L'écrit s'était bien passé. Vint l'oral :

  • Un proverbe africain dit : "Quand un vieux meurt, c'est une bibliothèque qui brûle", commentez.

Et là, ça me saoulait cette histoire de parler des vieux, je trouvais ça naze comme proverbe. Mais bon. Alors je leur ai parlé de l'époque où j'ai vécu dans une maison de retraite, et que j'aimais bien prendre l'ascenseur avec les vieux, qu'ils étaient sympas, et euh, ben voilà. Bon, j'ai eu 4/20 et j'ai donc été m'inscrire à la fac sans plus jamais y penser. S'ils me refilent le même sujet à l'oral vendredi prochain, je vais vraiment rigoler. Je ne leur parlerai peut-être pas des vieux de l'ascenseur quand même... ni de cette première tentative avortée.

Mais s'ils m'acceptent à l'école, je fais quoi ?

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05 juin 2009

Absorber le retard, en vrac 2/2

Edit de quelques heures après : Sur demande de Laurence qui a raté M6 Turbo dimanche dernier, insertion des images de voiture ! Vroum !

Oui, bon.

Alors, je dis "absorber le retard", et finalement je fais ça en retard, alors je ne sais plus trop quoi dire. Alors reprenons brièvement (c'est possible ? - edit de fin de rédaction : non c'est pas possible, sorry) :

  • La copine, le déluge, les ti-punchs, des éclaircies et enfin l'occasion d'aller faire les couillonnes à la plage avec le loucheur.

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  • Je vous épargne les combinaisons diverses : déluge + plage (+ ti-punch) ; ti-punch + pluie + tests de psychologie magazine; pour me concentrer sur le G-spot de cette semaine. Mais pour ce faire, un petit flash-back au mois de mars est nécessaire. Suspens, suspens...

Le flash back

Quand pendant la grève générale de février-mars et dans une nuit d'émeutes la Sof est venue en vacances, nous avons profité du retour de l'essence pour vadrouiller à l'autre bout de l'île.

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Après une matinée à kayaker sous le cagnard et à tremper dans l'eau brûlante, nous roulions en direction d'une distillerie pour nous réhydrater quand un voyant s'est allumé sur le tableau de bord. Puis de la fumée en est sortie. Nous nous sommes arrêtées sur le bas-côté, avons ouvert le capot et attendu que le glougloutement cesse pour remettre de l'eau. On était parties pour une longue attente, rapport au soleil de début d'aprèm qui risquait pas de refroidir le moteur... Quand St Christophe, veillant sur la vieille polo du Roux, s'est incorporé en Alain et est apparu à nos côtés.

Photo_153 Il habitait juste (de tous les endroits possibles de la Martinique).
Il était garagiste (de tous les métiers imaginables).
Il était disponible (malgré son projet initial de sortir de chez lui pour trouver à manger - la grève...).
Et il était compétent ! Après deux heures sous le capot, il avait découvert que ce n'était pas un simple manque d'eau, mais qu'une pièce avait pété et que de toutes les pièces susceptibles de péter, celle-ci était inutile en milieu tropical (rapport au risque proche de zéro de voir l'eau geler. Quoique dans Lost, ils ont l'ours polaire, mais bon ils ont chaud quand même...).
Et ceci dans la joie, la bonne humeur et la rougeur pour Sof qui ressemblait ensuite à une écrevisse géante.

La "chance dans la malchance", le "bol de cocu", le "cul bordé de nouilles" et autres joyeuseté imagées de la panne de voiture.

Allez, deux petites photos pour faire la transition vers l'anecdote en question du début du post. Une pose  classique de la colombienne devant la caméra et une imitation du méchant dans le film Anaconda. Des classiques des vacances avec la Sof - mais qui n'ont rien à voir avec le fond de ce post, que ce soit bien clair...

Photo_148Photo_122

Fin du flash back.


Le flash front !

... donc, que s'est-il passé lors du séjour diluvien de la Moute alors que le Roux était dans la ruralité profonde et nous avait confié sa voiture pour les jours où y'aurait pas de glissement de terrain ?

On s'est bugné un scooter, pardi !
SS856522Merci au groupe de Gospel chrétien intégriste qui nous a fait fuir de Saint Pierre AVANT de boire l'apéro et a donc permis un alcootest nickel. C'est donc en nous repliant sur la commune voisine que le jeune-sans-casque-ni-phare, non-assuré et roulant-sur-la-voie-de-gauche nous est rentré dedans. C'était pas le moment de faire des photos alors on a gardé notre sérieux. La situation était très confuse et je ne connaissais pas le numéro d'urgence de la police. Notre accidenté passait plein de coup de fils en créole et sans articuler, ne voulait pas de secours, mais perdait ses dents et était bien secoué. Les pompiers sont finalement arrivés, on s'est tous mis à l'écart de la route, et pendant qu'ils s'occupaient du scootiste, des amis à lui sont venus et ont embarqué sa bécane ! On s'est retrouvées à attendre les gendarmes, sans blessé - emmené à l'hôpital - et sans scooter...

Quand les hommes en bleu sont arrivés, j'ai fait mon majestic alcootest et ils nous ont fait un sketch digne du gendarme et des gendarmettes à St Tropez : pas sérieux du tout, ultra bordélique, mais rassurants malgré tout. Il manquait probablement des histoires de fesses, mais j'ai jamais vu le film donc, objectivement, je ne sais pas si ça avait à voir.

Au réveil, on a découvert que la jante était tordue, donc on a installé notre galette de secours, une fausse roue fourrée de crêpes au sarrasin jambon-œuf-fromage. Et le dimanche matin, on a été convoquées à déposer plainte à la caserne... Là aussi, on s'était promis de faire des photos dans le commissariat, mais on n'a pas osé.

Alors que j'étais avec le jeune flic culturiste et consciencieux, Moute a décroché el pompono ! Le gendarme cinquantenaire, célibataire, finement moustachu, raciste ("vous savez, ces gens-là..."), fatigué de sa mission dans les îles, et surtout, très sûr de lui. Elle est donc repartie avec un post-it sur lequel il a griffonné son numéro de téléphone, avec une promesse de retrouvailles à Garches cet été, un tas de clins d'œil et sourire complices. Et puisqu'il avait ses coordonnées, rapport à la déposition, elle a reçu un SMS à son retour en métropole...

Bref, l'assurance a mis 4 jours à nous dégoter une Clio de rechange, qui est tombée en panne quelques jours après. On a donc changé pour une Symbol. Au début je croyais que c'était une Logan alors je faisais que de frimer que la Logan c'était trop la classe, en disant que y'avait marqué Symbol dessus, mais que c'était le nom français pour les Logan. Je ne sais pas d'où j'avais tiré cette théorie mais j'y croyais grave alors que je n'y connais rien du tout en voiture. Enfin, c'est ça les convictions... Bref, après j'ai accepté l'idée que c'était une Symbol et un point c'est tout, mais j'ai adoré, quelle tenue de route, quelles accélérations, ahhh.

Bon, après deux semaines on a récupéré la Polo - qui a frôlé la mise en épave ! glurps !!! -  toute belle et réparée. Les gendarmes chez qui il a fallu retourner avec le Roux ont retrouvé le scootiste et le connaissaient déjà bien - ce qui fait que quand on voulait prendre de ses nouvelles on avait droit à des réflexions réac' sur "ces gens-là" qui ne demandent qu'à retourner derrière les barreaux, "ici, vous savez...". Un genre d'ethno-complicité implicite plutôt désagréable, parce qu'on ne se sentait ni complice des gendarmes, ni des jeunes cons en scooter. Bref, il se trouve que feu-le-scooter n'appartenait pas à notre gars, mais était assuré. Youhou.

Voilà pour nos aventures voituresques et le récit des aventures de la Moute en Martinique.
Pour les revirements professionnels, ce sera au prochain coup, parce que là, le post à rallonge, ça va bien ! Non mais oh !

Allez, à très vite (on y croit fort !).*

*et merci pour vos commentaires, ça me fait bien rire de vous répondre !

Posté par kikizita à 14:07 - Y'a pas que la couture dans la vie ! - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 mai 2009

Absorber le retard, en vrac 1/2

Tout va bien !

Inutile de déclencher le plan [orsec / hors sec ?] ou l'alerte enfant kidnappé. Je n'ai pas attrapé le virus du cochon malade ni autre d'ailleurs. Merci pour vos petits mots concernés, c'était gentil. J'ai juste déconnecté quelques temps, genre j'avais des trucs à faire, comme par exemple et au hasard : visite d'une super copine de chez copine, déluge torrentiel, cousage de sac, coiffeuse. Bon, au moment-même où j'écris ces mots, un énorme cafard volant s'est empêtré dans le bordel qui trône sur le bureau. C'est donc avec une frénésie toute singulière que je rédige ce post.

 

Donc ma super pote de chez pote est venue 10 jours et on a ricané à qui mieux-mieux. Et mieux-mieux beaucoup. En plus le roux avait décidé cette semaine-là d'aller voir ses vieilles mère-grands au bout des rouleaux (oui, chacune le sien quand même), ce qui a donné à cette visite un goût de premières vacances sans les parents (mais avec le permis et une voiture et la maturité de la trentaine... hein ?) ce qui en dit long sur les désajustements dans mon couple. Mais c'est une autre histoire. Enfin bon, il est parti en nous rappelant, au cas où, que l'enfant devait quand même aller à l'école cette semaine donc se coucher à des heures décentes, etc. Genre on n'est pas très fiables ! oh ! Mais....

 

C'était sans compter sur le déluge !!!! Bon, alors si vous avez raté ça aux infos, vous n'étiez pas les seuls, car moi j'étais à l'école le mardi matin de la fin du monde martiniquais et quand on m'a annoncé que l'école était fermée pour la journée, j'étais un peu saoulée de m'être levée pour rien et j'ai dit "ben quoi ? y'a grève ???", ce à quoi on m'a répondu, "mais non madame, il y a des inondations". Ah. Bon alors je suis rentrée avec le marcassin sous le bras (façon de parler... 23 kgs quand même !) et on a cherché sur internet et en effet, il se trouvait que c'était l'alerte orange, restez tous chez vous, papoti-papota, et les inondations, les glissements de terrain et autres voitures flottantes. Ah. Au fur et à mesure de la journée, on a vu des photos, et c'était impressionnant. Sauf que chez nous, il faisait moche (comme toute la semaine précédente), il pleuvait à verse, mais pas d'inondations. Bon, avec tout ça, tout était fermé à nouveau, un peu comme pendant la grève générale. Donc...

 

On a fait une journée couture !
On s'est cousu des sacs, et oui rien que ça, d'après le tuto de Kristin Laflamme.

Sac_ZSac_Maud

On a zappé la partie compliqué du patchwork, mais on a des jolis sacs réversibles. Le patron est marrant à faire, éventuellement la forme est à modifier, mais j'adore le plan on coud des trucs et à un moment on retourne et tout tombe au bon endroit, c'est assez magique et rapide. J'ai persisté dans l'association toile de jean-toile cirée (et le rideau en est mort, malheureusement, alors le roux était un peu fâché quand il est rentré et qu'on se pavanait avec nos loisirs créatifs de bobonne sous l'orage, et maintenant il me menace chaque jour de ne plus m'accepter à la maison si je ne rentre pas avec un rideau en bonne et due forme...), et la copine a pris un chouette tissu violet très foncé tout froissé avec le tissu lumineux à pois (bon goût la copine !).

 

Voili-voilou.
Là il pleuvait toujours, alors on a décidé d'aller chez la coiffeuse qui a son salon juste sous la maison, ce qui est pratique en période diluvienne. Et le marcassin, à qui j'avais coupé les cheveux fin août dernier et qui avait juré les grands dieux qu'il ne se couperait pas les cheveux avant le 1er janvier 2010 (sa petite lubie perso... Il doit tenir ça de mon père qui se fixe des objectifs genre : "à partir d'aujourd'hui et pour un an, je n'achèterai plus de CD". "Je deviens végétarien jusqu'à nouvel ordre" - ça dure depuis plus de 10 ans celle-là -, "je ne mange plus de riz non plus ni de pain", etc. Les petits défis perso, la solution pour donner un sens à sa vie de la maternelle à la retraite...), le marcassin aux cheveux longs donc, a hurlé de joie pour nous accompagner. Donc je dis à la coiffeuse de lui couper mais en gardant des longueurs puisque son idée de base c'était d'avoir les cheveux longs. Ce que j'imaginais naïvement, c'était surtout dégager la nuque pour qu'il puisse respirer du col. Et la coiffeuse, en professionnelle de la mode des 80's me dit : "on va couper le dessus parce que c'est un petit garçon quand même (ah bon ? c'est pas un marcassin ???), raccourcir aux oreilles, et laisser long derrière, pour qu'il puise se faire sa queue de cheval cet été". Et là ma journée (et les suivantes) s'est illuminée (malgré la pluie qui continuait à tomber en trombe et à résonner sur le toit de tôle). La coupe de footballeur des années 80's, la nuque longue. J'ai consulté l'enfant du regard, il avait l'air OK, et j'ai jubilé.

J-1 : la bouclette  [versus] J à J+n: "Viens jouer au foot dans ma roulotte"

vvvvvvv

Si l'on ajoute qu'il est né le jour de l'anniversaire de Maradona (non, pas Madonna), ça ne peut que lui tracer la voie d'une belle carrière (de quoi au juste ?). J'adore, j'adore. Mais là aussi, le roux est revenu et était un peu estomaqué, arguant que lui-même (et nous par extension ?) était bien trop éloigné, dans l'espace social, du look footballeur pour qu'il consente à apprécier la coupe nuque longue. C'était bien une réflexion de sociologue, ai-je pensé, moi qui...

... ai réussi l'écrit du concours de fermière et me prépare plus ou moins pour l'oral dans une 15aine de jours !

Yip yip yip !

Retour très vite pour la suite de nos aventures rocambolesques où vous découvrirez de nouveaux protagonistes : le jeune en scooter sans-casque-et-sans-scooter et le gendarme romantique ; des esprits torturés (la faute à Psychologie magazine !) et des re-reconversions professionnelles (la faute à.... pas de chance ?).

Cordialement vôtre.

Posté par kikizita à 00:30 - Kiki self-coutured - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 avr. 2009

Que Paris est beau quand chantent les oiseaux...

Amis du jour, bonjour !

A chaque fois je me dis que je vais raconter plus de trucs inintéressants plus régulièrement, et finalement je ne le fais pas. Pourtant ça me fait bien marrer. Et puis vous êtes toujours là pour me donner de bons conseils poupoulesques, professionnels ou conjugaux. Je suis ingrate. D'autant que maintenant, et grâce à votre bienveillance, je peux répondre aux commentaires depuis mon email sans même avoir à guetter sur le bloug, ce qui me simplifie la vie communicationnelle [mais fait chuter mes stats de fréquentation, avouons]. Mais bon, what the heck mes petits canards...

So, I decided to sew a bag ! Yes indeed I did !

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Voici donc une formidable toile cirée, pas tellement toile mais très cirée. Un peu légère.
Je l'ai donc doublé entièrement d'une toile de jean épaisse [imported from the marché aux tissus de Douai, froideur-land s'il en est. Donc tissu peu utilisable ici...] qui servait jusqu'alors de rideau dans la chambre, jetée au-dessus de la tringle et vaguement accrochée par des pinces à linge. Vu qu'elle était tombée il y a quelques jours, j'en ai conclu que son heure était venue, c'était sa vocation, son calling, son Beruf, comme aurait dit Max Weber en d'autres occasions et à tout autre propos.

L'avantage, c'est que pour un sac, il ne faut pas trop de tissu, alors une fois le prélevement effectué, le roux a raccroché le rideau, tout en pliant habilement pour masquer le rectangle manquant. Ah, joie de la décoration intérieur. Home sweet home, quand tu nous tiens...

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J'ai donc travaillé en total free style [yo rap !], sans patron ni idée précise sur l'ordre à respecter. Ma seule exigence était de pouvoir y glisser des documents format A4, et en portrait de préférence. Et d'avoir une petite poche intérieure pour glisser un livre de poche. [Non pas que je sois une grande lectrice, mais on ne sait jamais de quoi l'avenir sera pavé, et pour cause...]

Je ne détaille pas les étapes bucoliques et les moments où il a fallu que je glisse sous le pied de la la MAC 2 épaisseurs de toile cirée, 3 épaisseurs de toile en jean et 2 biais. Sans parler du passage des coins... Miraculeusement, il n'y a pas eu trop de dommages.

Allez, des photos, et pleins de petits détails colorés. Des surpiqûres orange et vertes, des biais en vichy orange, rose et marron. Des lanières qui s'arrêtent en petite touffe de poil blanc...

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Aussitôt fini, aussitôt offert. Sac porte-bonheur pour une amie partie hier à Paris avec son mari qui doit s'y faire hospitaliser. Absents pour une à cinq semaines, loin de leurs quatre enfants.

Sac à dossier médical, sac à photos de petites têtes blondes, sac à plan de métro et horaires des cinés, sac plein de courage, de couleur et d'énergie.

Et voili voilou !

Posté par kikizita à 01:19 - Kiki couture, pour les autres - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 avr. 2009

La martinique dans une crotte de poule !

Bonjourno pipolito,

Pas de couturade cette fois-ci, sorry couture-people-addicts. Faut dire que j'ai tellement assuré la dernière fois que je n'ose pas m'y remettre, vous savez, la peur de l'échec, tout ça.

Cependant, un ordre du jour riche en rebondissements :

  1. The technical question de "how in hell répondre aux commentaires sur canalblog ???"
  2. Des considérations éthologiques sur la poupoule, sa vie, son œuvre.
  • Canalblog et les commentaires :

C'est vrai quoi. Comment y répondre pour que la personne qui a fait le commentaire soit informée, etc. Un truc ne doit pas être bien configuré, mais si je veux vous répondre en private, je dois copier l'email, ouvrir ma messagerie, coller votre email, inventer un titre pas trop cruche pour que vous ne balanciez pas direct le message en spam, etc. Donc en général, je réponds directo dans les commentaires, mais je me doute bien que vous avez d'autre crème à fouetter que de venir voir si j'ai répondu un truc des jours et des jours après, alors que vous avez même oublié jusqu'à l'existence de votre commentaire.

Bref, si y'a une solution, merci de me mettre au jus, histoire qu'on se marre toujours plus. D'ailleurs, faut que je réponde aux commentaires chouettos du post précédent qui me vont droit au coeur.

  • Cocotte gone wild !

On se souvient que lors de la grande famine de février, une poule s'était installée dans le jardin, et avait pondu 6 œufs. Après consultation des poupoules du blog, on les avait mangé. C'était bien bon. Quand la vie a repris son long cours tranquille, on lui a acheté des croquettes-à-poules pour qu'elle ait une alimentation bien équilibrée : ni trop sucrée, ni trop grasse. [Faut voir qu'un jour, dans notre découverte du régime alimentaire de la poule et malgré les restrictions alimentaires, on lui avait donné du chocolat blanc  et elle aimait ça...]. Et c'est là, une fois que la grève générale était levée, que la poule a arrêté de pondre. Situation pour le moins étrange, que le marcassin a expliqué en ces mots : "C'est une poupoule de grève".
Sans verser dans les explications politico-animalière, on commençait à se monter le bourrichon avec le roux sur une histoire de cycles de ponte de la poule. Sans rien y connaitre, on devisait passionnément sur le cycle hormonal des gallinacés et en pestant sur la multiplication des crottes dégueux.

Quand un matin, en partant à l'école, le marcassin désigne une trace sur le muret bordant la terrasse : "Tiens, on dirait la Martinique". Et pour cause.

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J'ai rajouté des pictogrammes en guise de légende, ce qu'apprécieront les géographes professionnelles confrontées quotidiennement à la médiocrité des étudiants du supérieur [ma qué chucha ? comme disait l'autre...]. On reconnait donc la mer des Caraïbes et ses poissons multicolors, et l'océan et ses surfeurs d'argent à la conscience politique noyée dans l'iode [dont on a déjà parlé]. La croix rouge, c'est chez nous, si vous voulez passer [enfin, pas la croix rouge la vraie, hein, on ne pourra pas vous soigner en urgence, ne vous faites pas trop de film, je n'ai toujours pas les résultats de l'écrit du concours d'infirmière...].

Donc, la poule avait arrêté de pondre, mais elle déféquait des représentations géographiques aux vertus éducatives. Ca nous convenait.

Les jours sont passés, puis, on est tombé sur son nid !

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Cette couillonne s'était installée un petit abris de feuilles à l'ombre des plantes et avait pondu 14 oeufs en loucedé !!! Bravo l'esprit collectif la poule. On en a piqué deux pour vérifier, mais, à mon grand regret, pas le moindre poussinou. J'ai donc coché les oeufs déjà pondus histoire de les lui laisser et de récupérer ceux à venir.

Mais, poule retorse s'il en est, à partir de ce moment-là, elle ne les a plus quittés. Toujours à les couver. Elle ne venait plus manger de croquettes ni de bouts de pain, ni boire de l'eau, ni rien, malgré la chaleur étouffante [et avec les plumes, oh la la]. Même plus de crottes en pagailles. On était inquiets, forcément. Alors au bout de 3-4 jours de grève sèche, on a eu peur qu'elle se sacrifie à attendre des poussins qui n'écloreraient jamais, chasteté poulesque oblige. Alors le roux et le marcassin ont profité d'un moment d'inattention pour faire du lancer d'oeufs dans le fond du jardin. Depuis elle n'est plus retournée pondre dans ce nid. Forcément, elle doit être un peu fâchée.

Amies de la psychologie de la poule, vous êtes donc conviées à partager vos trucs et astuces pour une cohabitation pacifique et prolifique avec ce drôle d'animal.

Posté par kikizita à 23:37 - Y'a pas que la couture dans la vie ! - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 avr. 2009

Pop couture ! 10 raccourci...

Rappel au fan-club qui s'ignore : Abonnez-vous à "Pique-mi"  ---------> [email]+CLIC !
[mais non je suis pas en panne d'amies et de reconnaissance... enfin, pas tous les jours]


Ça alors !

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C'est le 10 du livre 1 pour les JCA. Initialement une robe, raccourcie en top. Je suis uuuuultra contente du résultat !!!!

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Donc des modifs :

  • J'ai rétréci l'avant de 2 cm en largeur. Je m'étais promis de respecter le patron, pour voir, mais j'ai craqué.
  • Au lieu de fronces toutes simples, j'ai fait des plis (creux ?) que j'ai aplatis et cousus sur 9 cm. Ça évite l'effet montgolfière, mais il s'agit pas de prendre des seins... (en même temps, c'est pas prévu !) -  et c'est uuuuultra beau !
  • J'ai fait en taille 11 et un peu élargi en bas (récupérant ainsi les 2 cm ôtés au préalable...)

Pas mis de bouton dans le dos, on verra plus tard, mais la parmenture (de folie) se tient bien donc c'est joli aussi comme ça ! Du biais rose clair, et toutes les coutures en vert pomme clair.

Idée pour un prochain essai (en robe !!!) : Rajouter 2 cm de hauteur au niveau de la couture des épaules : les pinces de poitrine sont en effet un peu hautes (ahhh, japonaises aux seins haut-placés !) et le top n'aurait pas perdu à être un petit plus échancré (chaleur tropicale oblige).

Une interrogation technique aux connaisseuses du modèle : La couture du devant bleu et de la partie à pois m'a semblé drôlement compliquée (coudre deux morceaux de face en arrondi !), mais il y a peut-être un stratagème tout simple à connaître, n'hésitez pas à me mettre au jus !

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Voili-voilou.

[Oui, c'est un grille-pain de la mort qui tue sur la terrasse. Pour les petits-déj avec des tartines marquées de la tête de mort piratesque. La bonne humeur garantie, sans l'ami ricoré. Démonstration prochainement pour poursuivre ma participation au concours de Laurence sur "cuisine et couillonnade"]


Cupcake_lardon_oliveLapun_de_paques

Les cupcakes salés, lardons-olives, miam. Et la lettre du marcassin au lapin de Pâques, timbre à l'appui.

A bientôt !!!

Posté par kikizita à 18:44 - Kiki self-coutured - Commentaires [18] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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